15 ans après… Le codirecteur patient du Centre d’Innovation du Partenariat avec les Patients et le Public (CI3P) du Département d’Enseignement et de Recherche en Médecine Générale (DERMG) d’Université Côte d’Azur, membre fondateur de l’Alliance sans frontières pour le partenariat de soin avec le Public,
et Emmanuelle Jouet directrice, jusque 2024, du laboratoire de recherche sur la promotion de la santé mentale du Groupe Hopistalo-Universitaire (GHU) Paris Psychiatrie Neurosciences, également membre de l’Alliance
et Olivier Las Vergnas, professeur émérite de l’équipe Apprenance, Formation, Digital du Cref, UR 1589 / UFR SPSE de l’université de Nanterre, et du laboratoire trigone de l’Université de Lille ont produit la première note de synthèse sur la construction et la reconnaissance des savoirs expérientiels des patients au sein d’une revue codirigée par Emmanuelle Jouet et Luigi Flora intitulé Usagers Experts: la part de savoir des malades dans le système de santé
En 2010, la revue PFA publiait dans son numéro double 59-60 partait du constat que « les schémas de production et de reconnaissance des savoirs dans le domaine de la santé se modifient profondément : avec les personnes vivant avec des pathologies chroniques notamment, les expertises propres aux malades émergent alors comme sources de savoirs : les stratégies classiques d’éducation thérapeutique, proposées par les professionnels de santé pour améliorer l’observance des traitements, se doublent de nouveaux courants issus des communautés de malades qui rattachent les maladies à des formations expérientielles, voire à des épisodes autodidactes. ». Un constat constaté en forme de savoirs acquis proposé dans une perspective qualitative confirmé un an plus tard par la publication issus de travaux de recherche d’Angela Coulter (2011)*, du National Health Services (NHS), le système de santé Britannique, de données quantitative mettant en lumière qu’en moyenne un malade chronique, selon à ou ses maladies chroniques, passait en moyenne par an entre 5 à 10 heures dans le soin avec un ou des professionnels de santé alors que lui et ses proches produisent jusque 6 250 heures de soin.
Les savoirs expérientiels étant l’un de socles épistémologique du partenariat de soin avec le patient comme de l’Art du soin en partenariat avec le patient, il nous apparaît donc particulièrement propice à une exploration de la façon dont cette thématique a été affinée, transformée, appliquée voire instituée sur cette quinzaine d’années et sur les ressorts épistémologiques, sociétaux, territoriaux, disciplinaires, voire inter-individuels qui ont joué des rôles dans ces processus.
Dans cet esprit, l’idée est de produire aujourd’hui un nouveau dossier pour un prochain numéro de la revue sur cette question à paraitre en 2026 : quinze ans après, quoi de neuf ?
Si vous êtes détenteurs de nouvelles connaissances et souhaitez les diffusez, accéder à l’appel à communication de la revue Pratiques de formation: analyses en cliquant ici
Références bibliographiques
*Coulter A. Engaging patients healthcare, 2011, University of Oxford, UK, Open University Press.
Jouet E., Flora L. & Las Vergnas 0. (2010). « Construction et Reconnaissance des savoirs expérientiels ». Note de synthèse du N°, Pratique de formation : Analyses, N°58/59, Saint Denis, Université Paris 8, pp. 13-94.
Jouet E., Flora L. (coord.) (2009-2010), Usagers-Experts : la part du savoir des malades dans le système de santé, N°58/59, Pratiques de formation : Analyses, Université Paris 8.


