La mort d’Ivan Ilitch de Léon

Analyse du livre « La mort d’Ivan Ilitch » de TOLSTOI

Livre lu début décembre, avant le commencement du D.U.

Le livre raconte la douloureuse et solitaire agonie d’un homme, l’histoire de sa vie ratée et de sa prise de conscience tardive de ce que celle ci aurait pu être si elle ne s’était pas façonnée dans l’étroitesse d’un conformisme moral, social et diffus.

C’est à travers le récit de sa vie,en apparence conventionnelle et sans surprise, une vie « des plus simples , des plus ordinaires et des plus atroces » que l’homme se dessine progressivement, terne et bourgeois, et que son étrange agonie prend sens. Terminée finalement dans un râle d’acceptation, d’espoir et de libération.

La mort est omniprésente dans le livre. Elle est préfigurée par l’enterrement du personnage, avant de s’annoncer véritablement par la maladie étrange et angoissante qui le frappe soudainement dans sa quarante-cinquième année. Le mal pourtant semble insignifiant à ses débuts, un goût désagréable dans la bouche, une douleur sur le flanc… Ces premiers symptômes qui gâtent la bonne humeur et viennent mettre à mal l’équilibre fragile de la vie familiale amènent rapidement la consultation de divers médecins de grands spécialistes impuissants à identifier la cause de ces souffrances sourdes qui bientôt s’accentuent et s’aiguisent sans rémission possible. Ce qui semblait ne devoir être que de passagères incommodités devient dès lors un sujet d’angoisse et une obsession pathologique. De l’hypocondrie chronique, Ivan Ilitch passe à une inquiétude, une peur constante et viscérale pour tout son être. Ses repères se brouillent, ses satisfactions sociales et professionnelles s’effacent et disparaissent alors que la maladie, cette maladie dont on ne sait si elle est réelle ou imaginaire finalement, devient le centre de son existence, de ses journées, de son quotidien. La mort se révèle être une mort de l’individu social avant d’être une mort du corps.

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